Dans le principe, les chefs d’entreprise (CEO) semblent convaincus des bénéfices et avantages que l’on peut tirer de la mise en place du développement durable, comme l’atteste l’enquête menée en 2010 à travers le monde par le Cabinet de Conseil Accenture auprès de plus de 700 CEO.
93% d’entre-deux n’avaient-ils déclaré que le développement durable était une démarche stratégique incontournable pour le devenir et le succès de leurs entreprises ? Cette déclaration des CEO n’est pas pour nous étonner- elle ne constitue pas en soi une première - mais elle n’est pas non plus pour nous rassurer car c’est un fait établi que les entreprises éprouvent de grandes difficultés à intégrer le développement durable dans leurs activités et leur culture organisationnelle.
Lorsqu’on demande aux CEO de préciser quels sont ces bénéfices, ils évoquent notamment : réponse aux attentes des parties prenantes externes afin d’assoir leur légitimité et de maintenir le dialogue avec la société civile ; attractivité auprès des talents et des jeunes diplômés ; mise en conformité aux normes légales régionales et internationales ; avantage compétitif dans les réponses aux appels d’offre incluant des critères RSE; optimisation de la gestion des risques ; et amélioration de l’image et de la réputation de l’entreprise.
Des études montrent que les CEO sont en réalité partagés sinon déchirés : entre doute et certitude, scepticisme et optimisme, discours volontariste et implication réelle, nécessité de communiquer positivement sur les enjeux du développement durable et résistances culturelles à sa mise en œuvre, objectifs à court terme et objectifs à long terme, exigences des actionnaires et celles de la société civile, intime conviction que l’adhésion des salariés est l’une des conditions essentielles de la réussite de la démarche et incapacité à instaurer un dialogue participatif avec ces derniers.
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