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Après avoir longtemps misé sur la qualité de sa production pour réussir à l’export, la France et sa politique de soutien aux entreprises à l’international évoluent. La tendance est à l’image des changements intervenus parmi les pratiques et dispositifs existants à l’étranger.

Il n’y a encore pas si longtemps, l’expertise française suffisait aux entreprises de pointe pour remporter le soutien des acteurs économiques et financiers. Il était alors facile d’obtenir de la trésorerie pour financer un investissement, ou encore, l’obtention d’un contrat. En ces temps de concurrence exacerbée toutefois, l’incertitude pèse sur les marchés. Et les entreprises des secteurs les plus en pointe en font parfois les frais, notamment parce que leur besoin en fonds de roulement est très important.

Quand les carnets de commandes sont pleins, les caisses sont vides.

En 2008, Patricia Koch est à la tête de MGAD, une entreprise fabriquant des pièces de précision pour des géants du secteur de l’énergie tels qu’EDF et Alstom. Malgré un carnet de commandes plein, MGAD a vu ses dettes dépasser le seuil des 100 000 euros entre 2008 et 2011. Consécutivement au refus des banques de lui concéder un prêt pour rembourser sa dette fiscale, MGAD, un business profitable à moyen long terme, s’est retrouvée en liquidation judiciaire. « Les banques laissent tomber les petites PME au moindre trou de trésorerie », déclarait alors Patricia Koch à chefdentreprise.com. Finalement, ce sont ses clients qui, en apprenant ses difficultés, ont décidé de lui prêter l’argent nécessaire pour qu’elle puisse continuer à les fournir.

En France, les cas d’entreprises confrontées à de telles difficultés de trésorerie sont légion. Cela fait partie du quotidien des affaires : une entreprise se trouvera forcément en difficulté s’il lui faut payer son fournisseur avant d’être payé par son client. Par ailleurs, à une époque où l’activité économique ralentit, « les délais de paiement se rallongent, les stocks ne tournent pas et de façon logique le besoin en fonds de roulement augmente, créant des difficultés de trésorerie » explique Jacky Lintignat, directeur général de KPMG dans les colonnes des Échos. Ces manques de trésorerie seraient l’une des premières causes de fermeture des quelque 7000 entreprises qui ont mis la clé sous la porte au cours de l’été 2012.

Toutes les entreprises ne bénéficient pas de la même bienveillance que MGAD. Dès lors, ces difficultés de trésorerie sont néfastes pour les entreprises françaises sur le marché national et encore plus à l’étranger. Car sur le marché international, une entreprise qui a le savoir-faire, mais n’a pas les moyens de subvenir à ses consommations de biens intermédiaires ne décroche pas de contrats.

Des palliatifs aux difficultés d’accès au marché

Dans un tel contexte, seul l’État semble en position de soutenir ses entreprises nationales. Certains gouvernements l’ont d’ailleurs bien compris comme en témoignent certains pays qui ont su développer des politiques d’aide très ciblées. En Suisse par exemple le Service de la Promotion Economique et du Commerce propose une solution conçue pour répondre à ce problème. L’institution offre ainsi « aux entreprises actives dans les secteurs de l’industrie, des services proches de la production et des technologies de pointe » de se porter caution auprès des banques, mais aussi de prendre en charge une partie de l’intérêt bancaire portant sur un crédit d’investissement.

En Grande Bretagne, les problèmes de trésorerie sont également pris très au sérieux par les pouvoirs publics. Ces derniers ont bien sûr réalisé que l’asphyxie des entreprises par les besoins en fonds de roulement s’était accentuée avec la crise de 2008. Dès 2009, le gouvernement britannique a donc mobilisé 20 milliards de livres sterling. Cet argent a été mis à disposition sous forme de prêt à court terme pour subvenir au besoin de trésorerie des PME. « Nous savons que certaines entreprises luttent pour obtenir les financements dont ils ont besoin, non pas parce que leur affaire est un échec, mais à cause du raidissement des conditions d’accès au crédit » expliquait Lord Peter Mandelson, ancien ministre de l’Industrie et de l’Innovation. Ces initiatives gouvernementales illustrent que, même à l’heure du libéralisme roi, l’État peut encore prévenir et pas seulement guérir. Le rôle des pouvoirs publics est aussi d’avoir une vision stratégique de long terme pour l’économie et de mettre à disposition des acteurs économiques les outils nécessaires à sa réalisation.

Miser sur le bon cheval

Et c'est bien là tout le véritable enjeu du redressement productif, tandis que le gouvernement s'obstine à poser des pansements sur une jambe de bois avec ses « tâtonnements compétitifs ». Plutôt que de voir en notre tissu productif une industrie vieillissante au chevet de laquelle on accourt dans une perspective thérapeutique, ouvrons les yeux sur ses succès technologiques et considérons le problème de la compétitivité plus en amont. Quelles sont les entreprises et les technologies d'avenir, et comment doit-on s'y prendre pour renforcer leur leadership ? Quels sont les secteurs industriels d'avenir, durablement créateurs de richesses et d'emplois ?

Non, la France n'est pas démunie de succès, parfois même éclatants. Au début de l’année 2013, le groupe Vinci a par exemple remporté une brillante victoire dans le secteur du nucléaire. Avec le soutien du gouvernement, l’entreprise s’est vue attribuer la construction du réacteur Tokamak du projet Iter dans le cadre d’un consortium avec le groupe Razel-Bec. Ce chantier pèse pour 300 millions d’euros. L’évènement succède à une autre réussite : celle d’Air Liquide qui a été désignée en décembre 2012 pour fournir les systèmes de refroidissement du réacteur Iter. Le contrat offre ainsi 83 millions d’euros en échange du plus grand dispositif de réfrigération à l’hélium jamais construit. Bien entendu ces différentes annonces sont des succès commerciaux.  Il reste maintenant à les transformer en réussites industrielles. Peut être que la récente création par le gouvernement d’un fonds de soutien à l’industrie nucléaire, et en particulier aux PME, doté d’environ 150 millions d’euros permettra aux entreprises françaises d’être accompagné dans la réalisation de ces contrats.

Ces quelques succès en témoignent, la France, quand elle le veut, peut faire les diagnostics nécessaires à l’amélioration de ses performances. Pas plus tard qu’en 2009, l’État a en effet produit un bilan stratégique baptisé Technologie Clé 2015. Se présentant comme « une réflexion prospective à court-moyen terme », ce document avait permis l’identification de pas moins de 85 technologies cruciales pour le dynamisme futur de sept secteurs économiques porteurs, allant de la chimie, à l’énergie en passant, bien sûr, par le nucléaire. Malheureusement, ce genre de démarche reste trop souvent  au placard, si bien que les entreprises françaises ne se réjouissent que trop rarement des succès industriels du pays à l’international.

En France, les dirigeants ne sont pas sans connaître les difficultés d’accès au crédit à court terme. Mais la leçon si bien assimilée par nos voisins n’est pas systématiquement appliquée par les pouvoirs publics. Et les entreprises se trouvent encore parfois condamnées à vivre du système D ou à péricliter dans la compétition internationale. Avec l’ouverture de la Banque Publique d’Investissement, François Hollande et son gouvernement pourraient faire changer les choses et donner ses lettres de noblesse au redressement productif. Reste à savoir si cette nouvelle institution prodiguera effectivement aux entreprises un soutien financier moderne et pragmatique aux entreprises de pointe.



Bénéfices
Impact_economique Impact économique
  • Productivité
  • Optimisation des coûts / marges
  • Création de nouveaux marchés
  • Avantage compétitif
  • Primes / Subventions / Avantages fiscaux
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