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Alors que se sont achevées les épreuves du bac 2013, ainsi que leur cortège de polémiques quant au bienfondé même du symbolique rituel de passage à l’âge adulte, tout le monde n’est pas encore en vacances. Les imprimeurs, notamment, s’activent en vue de délivrer dans les temps les manuels scolaires de la rentrée prochaine. L’occasion de s’interroger sur les mécanismes et les acteurs qui animent la vie de ces livres pas tout à fait comme les autres.

"Qui veut casser l’histoire de France ?" titrait Le Figaro il y a quelques mois à l’occasion de la publication du livre « Ils ont tué l'histoire-géo » (François Bourin), de Laurent Wetzel, ancien professeur agrégé d'histoire, de géographie et d'éducation civique, puis inspecteur pédagogique. Celui-ci s’y insurge contre la disparition de l'histoire et de la géographie dans les disciplines obligatoires enseignées aux terminales scientifiques. Mais là n’est pas, loin de là, le seul débat qui anime la grande communauté des professionnels de l’enseignement.

De la réforme des programmes au manuel scolaire

C’est une tradition nationale, à chaque réforme de l’Education nationale, les programmes et les manuels scolaires sont remis en cause. Sans trop caricaturer, on peut avancer que chaque nouveau ministre arrive avec sa réforme, et que la France a connu huit ministres différents en seize ans. Les contenus de chaque réforme restent l’apanage du ministère de l’Education nationale, leurs orientations générales et leur élaboration étant déléguées au Conseil national des programmes (CNP), à des groupes d'experts chargés (pour chaque discipline) du travail scientifique et didactique et de la rédaction du projet, au Conseil supérieur de l'éducation (CSE) ainsi qu'au Haut Conseil de l'éducation (HCE). La signature finale revient au ministre de l'Éducation nationale, qui est le seul à pouvoir prendre la décision de renouveler ou de créer un programme.

Pour les éditeurs, ce n’est qu’après la publication du nouveau programme au Bulletin Officiel de l'Éducation Nationale (BO) qu’ils recrutent les professeurs les plus qualifiés pour l’élaboration des manuels.

Depuis Jules Ferry, auteur des lois instaurant « l’école gratuite et obligatoire » sous la IIIème République, ministres, experts et professionnels de l’éducation se penchent ainsi régulièrement sur les contenus des enseignements et les objectifs éducatifs. Cette "instruction publique" doit néanmoins faire face aujourd'hui à la multiplication et à la diversité des sources de savoirs et de connaissances. Et si les enseignants restent les maîtres de la pédagogie, le programme scolaire reste quant à lui un socle commun garant d’un accès large à la culture.

Des directives pas toujours suivies à la lettre

En mars 2012, Michel Leroy, dans un rapport de l’Inspection générale sur la situation et les perspectives des manuels scolaires, constatait : « Indispensable dans le premier degré, encore beaucoup utilisé au collège, quoique de manière variable selon les disciplines, le manuel est employé de manière très inégale au lycée. Au lycée professionnel, son utilisation est encore plus faible ». Ainsi, il s’interrogeait : « le manuel scolaire est un objet familier de nos classes. Son utilisation est ancienne, il est universellement diffusé. Toutefois, à l’heure de la révolution numérique, au moment où  l’école cherche les voies d’une meilleure performance et les moyens d’un enseignement plus personnalisé, la question du manuel, de sa forme, de son utilité et de son utilisation, se pose dans des conditions nouvelles. »

Des éditeurs à l’oeuvre

Rappelons que l'histoire du manuel scolaire est très étroitement liée celle de l’édition française et notamment à quelques maisons qui se sont spécialisées dans ce domaine. Louis Hachette, fondateur de la maison d’édition éponyme, fournira en 1833 plus d’un million de manuels après la loi imposant l’ouverture d’une école primaire dans chaque commune française. En 2013, Hachette a toujours un département Education qui compte plus 4 500 titres à son catalogue. Son patron, Arnaud Nourry, estime d’ailleurs qu’il s’agit du « métier le plus exigeant qui soit, car c’est de leur rigueur, de leur impartialité et du souci d’exactitude que dépend la qualité du savoir des générations futures ». Pour lui, en ce domaine, « aucune légèreté, aucun risque, aucune liberté avec l’histoire ne sont permis : l’objectif d’un manuel scolaire n’est pas de convaincre ou de séduire, mais de forger l’esprit critique ».

Et le défi est de taille pour les éditeurs, que les enseignants « attendent au tournant ». En effet, explique Le Figaro, « il faut une année entière pour concevoir, rédiger, fabriquer et faire connaître les futurs livres de classe. Normalement, les éditeurs envoient des spécimens entre Pâques et la fin d'année scolaire dans les établissements. Après les avoir parcourus, les équipes pédagogiques choisissent un ouvrage de concert, selon le niveau et la discipline. »

Quels contenus ?

Les objectifs des programmes sont donc détaillés pour chaque cycle par le ministère de l’Education. Pour le collège par exemple, ils « définissent les connaissances essentielles et les méthodes qui doivent être acquises au cours du cycle par les élèves. Ils constituent le cadre national au sein duquel les enseignants organisent leurs enseignements en prenant en compte les rythmes d'apprentissage de chaque élève. »  En un an, l’élève et l’enseignant doivent appliquer leur programme dans des domaines classiques comme le français, les mathématiques, mais aussi en éducation civique ou dans des disciplines comme l’informatique.

Les programmes doivent aussi s’adapter aux objectifs « politiques » prônés par le ministre. Actuellement, il incite à l’innovation dans le cadre de la refondation de l’école.  Une ambition qui vise à donner une dynamique nouvelle à la création d'une politique publique de réussite éducative pour « lutter contre l'échec scolaire, contre le phénomène de décrochage scolaire et pour travailler sur la relation école-famille ».  Il ne reste plus aux éditeurs… qu’à traduire cette volonté dans leurs ouvrages !

L’avenir du manuel scolaire en question

Le blog du Monde Peut mieux faire citait Vincent Peillon, le ministre de l’Education, qui déclarait à propos de la loi d’orientation de l’école : « il faut qu'il y ait inscrit la façon dont la France fait ses programmes scolaires », bien qu’il avouait au même moment ne pas connaître les rédacteurs des programmes du primaire décidés sous le gouvernement précédent. Pas facile dans ces conditions, pour les éditeurs qui se sont assigné pour tâche d’être les courroies de transmission du savoir, de jouer pleinement leur rôle. Si l’évolution des outils ne pose plus trop de problèmes, (Hachette par exemple édite déjà des manuels numériques de la maternelle au lycée), la responsabilité éditoriale des éditeurs est engagée surtout, comme on l’a vu, lorsque les conditions de réalisation sont complexes.

Et si Michel Leroy, dans son rapport, s’interroge (« Quel manuel pour quelle école ? », « Crise du manuel ou crise pédagogique ? », « Quelle place pour le manuel dans le monde numérique ? »), les éditeurs prennent toute la mesure du chantier qui les attendent. Les manuels scolaires de demain seront donc - autant que faire se peut - plus innovants, évolutifs, ludiques et garants des sources pédagogiques. Ils devront aussi être plus légers pour les cartables, et pourquoi pas dématérialisés. L’Education nationale a tout à y gagner, les enseignants et les élèves, encore plus.

 



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