Frédéric Poussard
le 22/2/2010
Interressant en effet ...
La thèse du livre : un basculement s’est produit dans l’économie contemporaine, du fait d’une prise de pouvoir progressive de la société sur les marchés. Cette évolution induit une tension forte avec les entreprises, lorsqu’elles restent dans des schémas d’offre et de pouvoir traditionnels. De fait, elles sous-estiment encore largement les enjeux collectifs (climatiques, énergétiques, sociaux…) qui sont devant nous. Elles veulent croire que la sphère économique et la sphère politique sont distinctes comme on l’a enseigné, à tort, pendant des décennies. Elles ont du mal à bousculer les modèles de production traditionnels pour prendre des risques d’innovation dans des services qui redistribuent les conditions d’accès et affaiblissent des rentes.
En effet, la « croissance durable » – devenue aujourd’hui une demande universelle et collective – change la façon dont les entreprises doivent être conduites et leur relation avec la Société, car il s’agit de mieux répondre à la demande des parties prenantes ou des régulateurs. Cette « croissance durable »constitue pourtant une formidable opportunité de sortie de crise. Les entreprises doivent saisir cet appel à « l’adaptation sociétale » et ne pas le craindre ou hésiter car elles ont tout à gagner à aller vers ce qu’on peut appeler un « éco-capitalisme » et à innover pour réduire leur coûts, changer leur process énergétique et donner plus de place aux droits humains etc… Et ce d’autant que la leçon de Copenhague est que les changements viendront moins d’en haut, par la norme, que d’en bas, par la demande et le marché.
J'aime beaucoup la baseline :
"Le livre qui démontre que la société l'emporte sur les marchés."
Mais est ce que l'un s'oppose forcemment à l'autre ?
;-)
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