Pour les architectes ou sociétés qui sont dans la construction, un coucours biennale pour vous. Renseignez-vous pour le prochain si vous souhaitez y participer et promouvoir vos conctructions solaires !
Depuis 1988, le concours “Habitat solaire, habitat d’aujourd’hui” sélectionne, soumet à un jury d’experts et récompense les réalisations bioclimatiques les plus remarquables et innovantes dont l’esthétique est particulièrement soignée, en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer.
Organisé tous les 2 ans par l'Observatoire des Énergies Renouvelables, le concours focalise l’attention sur la valorisation du potentiel de l’énergie solaire dans l’architecture en construction neuve comme en réhabilitation.
Voici quelques indications sur les résultats 2010
L’édition 2010 du concours d’architecture « Habitat solaire - habitat d’aujourd’hui », dont les prix ont été remis le 6 Octobre par l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER), restera dans les annales par le niveau de performances énergétiques des prestations environnementales des projets présentés.
Lors de la dernière édition de ce concours biennal, Obersv’ER se félicitait de la consommation annuelle en énergie primaire rapportée à la surface des réalisations primées (inférieure à 100 kWh/m²/an). Le ratio est divisé par 2 sur les exemples neufs en 2010. Les performances des réhabilitations sont moins élevées mais correspondent à une réduction pouvant atteindre un facteur de 4 à 5. Des résultats exemplaires, compte tenu des enjeux que présente la correction des faiblesses du bâti existant, mais surtout parce que les projets mis en exergue dans le palmarès on était conçus pour les années 2002-2006.
On peut distinguer 3 grandes familles d’architectures solaires : « classique revisité », « hybride » et « moderniste ».
La première correspond à la maison Wanet-Piraux à Versonnex (Ain) de l’architecte Jean-Marc Joannès. Son caractère solaire est nettement lisible dans l’orientation sud-ouest de sa façade principale généreusement vitrée. Autre « indice », un rectangle de 6m² de capteurs thermiques pour la production d’eau chaude sanitaire est intégré au milieu du rampant sud-ouest de sa toiture.
Un cran au-dessus en termes de performance et d’« expressivité solaire », les bâtiments « hybrides ». L’archétype du genre est la maison Zen à Montagnole (Savoie) conçue par Cythelia (mention Grenelle 2010 BBC - Démonstrateur couche mince). On pourrait la confondre avec un chalet standard, sauf que les deux pans de sa toiture sont intégralement revêtus de panneaux photovoltaïques.
Les « modernistes » enfin sont présentés par la maison Boisson à chevigny-sur-l’Ognon (Doubs) présentée par la société Maisons Helies. Avec une organisation de plain-pied fonctionnelle, son toit terrasse et ses panneaux photovoltaïques discrètement implantés sur une annexe accolée au corps du bâtiment principal côté nord.
Le groupe Scolaire Jean-Louis-Marquèze (Limeil-Brévannes), conçu par les frères Lipa et Serge Godlstein, se distingue quant à lui par le rôle déterminant joué par des panneaux photovoltaïques dans la composition de sa façade principale. L’intelligence dans l’organisation des espaces, leur luminosité, l’efficacité technique du bâti justifient le prix « bâtiment tertiaire à énergie zéro » qui lui est attribué.